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Le huitième commandement

Les personnes qui menaient une haute vie spirituelle, les saints, observaient strictement le huitième commandement  : « Tu ne commettras pas de vol ». Ils se conduisaient honnêtement par rapport à la propriété d’autrui, en se gardant même de l’appropriation fortuite.

Une fois le vénérable Agathon et son adepte trouvèrent sur le chemin une gousse de pois.

–  Abba ! Bénissez de la lever..., dit l’adepte.

–  Non ! Ce n’est pas toi qui l’as mise. Par conséquent, tu ne peux pas la prendre.

Et ils continuèrent à marcher plus loin.

Alors que le vénérable Isaac traversait le champ et voulut y cueillir un épillet, il demandait d’abord la permission de le faire auprès du propriétaire du champ. S’il ne le trouvait pas tout près, il n’osait jamais le faire à sa tête.

Une fois, pendant une journée chaude et étouffante le saint Zénon souffrant de la soif cueillit et mangea un concombre d’un potager. Mais suite à cela il avait tels remords qu’il se tint immobile sous les rayons du soleil pendant trois jours ! Vers la fin du troisième jour, le starets était complètement exténué et ne pouvait persévérer dans sa pénitence. Alors il se dit : « Zénon ne peut pas non seulement supporter le feu de l’Enfer mais même la chaleur du soleil... Ainsi, Zénon ne doit point dérober quelque chose à autrui !.. »

Dans la vie du saint Jean de Perse il existe une histoire alors qu’il était en dette avec un frère. Il regrettait beaucoup de ne pas pouvoir acquitter sa dette.  C’est pourquoi il suppliait beaucoup l’aide de Dieu. Une fois, en traversant le désert, il aperçut une monnaie d’or. D’abord il voulut la prendre mais il s’en empêcha et passa outre. Trois fois il marcha près de cette monnaie. Elle était toujours là dans le sable jaune, brillait sous le soleil et le harcelait. Chaque fois la tentation de la prendre se faisait plus pressante et chaque fois il étouffait ce désir. Alors il se rendit auprès de son père spirituel, l’abba Jacob, pour lui demander conseil. Celui-ci a ordonné d’annoncer cette trouvaille dans les monastères voisins. Après un certain temps et personne ne s’étant manifesté sur la perte de cette monnaie, l’abba permit à Jean de la prendre et ainsi de rembourser sa dette. L’abba était persuadé que la monnaie était là par la grâce de Dieu et était destinée à Jean seulement.

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Les justes s’interdisaient le vol autant que la tromperie.

Alors que le saint Épiphane de Chypre était encore un adolescent, on l’envoya vendre un âne au marché. Parmi la grande foule bruyante d’acheteurs potentiels, un vieux Juif prit Épiphane à part et lui dit :

–  Toi et moi, nous croyons en Dieu seul... Dis la vérité : est-ce que ton âne a un vice ? Est-ce que cela vaut la peine de l’acheter ?

 –  Non, répondit honnêtement Épiphane. Ses membres sont atteints. Il ne vaut pas les quatre fers d’un chien. Redardez-les vous-même !

Épiphane lui montra les membres gâtés de l’animal.

–  Je ne vous conseille pas de l’acheter, ajouta-t-il.

Il disait la même chose aux autres acheteurs.

Ainsi, les saints étaient consciencieux et honnêtes au plus haut point.

« Les délibérations de l’Évangile selon saint Marc », chapitre X.

19.02.2019

Traduit par Marie Dzhavadyan

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